Hospital for dummies

Aujourd’hui, mon père revenait de Martinique. Il passait une dizaine de jours là bas, histoire de se reposer. Il m’apelle hier : j’ai mal au ventre, j’ai des examens à faire en rentrant demain.

En descendant de l’avion, sa jambe avait enflé et c’était direction l’Hotel Dieu, diagnostic : une grosse phlébite.
L’Hotel-Dieu est hopital magnifique de part son histoire et son architecture, mais côté Urgences, c’est autre chose. J’avais l’impression de me trouver dans une maison d’arrêt.
Toutes les dix minutes arrivaient un flic et son prévenu. Ca allait du mec qui clamait avoir avalé des lames de rasoirs au dépôt du Tribunal au gars qui s’etait enfilé une boite de valium avant de se faire serrer.
Donc dans la salle d’attente, les gens normaux, hein, comme moi, bah on se sentait pas trop en sécurité.

Malgré cela, tout a été pensé pour sauvegarder les malades. Impossibilité d’accès aux salles d’examens avant d’y avoir été convié, présence de policiers des deux côtés des postes. C’est bien, enfin c’est “nécessaire”.

Le problème ? A chaque fois que l’on doit sortir pour une broutille administrative ou pour aller chercher à bouffer, on ne sait jamais quand l’on va pouvoir re-rentrer, Il faut montrer plus que patte blanche pour entrer dans le saint des saints.
Super agaçant quoi !

L’anecdote, c’est qu’un mec un peu fou, la cinquantaine, a voulu faire du forcing pour entrer dans la partie secure. Le mec de l’acceuil lui dit de patienter. Il ronchonne et campe devant la porte. Là , il fallait bien qu’il trouve quelque chose à faire comme socialiser, donc il brancha ma soeur. Je lui demande calmement de s’asseoir et d’attendre son tour. Pendant ce temps là , un flic demande à rentrer, le mec de l’acceuil ouvre la porte et le fou s’engage. Sauf que 6-7 flics discutaient et attendaient aussi derrière la porte. Le mec de l’acceuil a gueulé et ni une, ni deux, un flic le pris par l’encolure et le jeta dehors ! La phrase du jour étant : “Passe moi ton pistolet, on verra qui a le pouvoir”

Pour en finir avec les éléments criminogènes, ils ont viré toutes les machines à café et la vente de journaux. Ca devait ramener de la racaille et des clodos ! Honnetement, je commence à comprendre pourquoi Kouchner voulait le fermer cet hopital…



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