Désocialisation

Lorsqu’une personne est désociabilisé mais qu’elle veut toujours se maintenir dans la société, elle est prête à tout.

Hier, je marchais dans la rue de rivoli, quand “l’homme de main” de mon père, qui est un clochard, me croisa dans la rue (il lui fait ses courses contre monnaie trébuchante et une bonne douche…) . Il m’interpella par mon prénom. J’étais stupéfait qu’il se souvienne de mon prénom vu le rare nombre de fois où je l’ai vu. S’en suit une discussion. Je pensais que cela allait être bref. Mais non, il m’a tenu la jambe pendant une bonne dizaine de minutes. Parlant de l’état de mon père (qui a toujours une grosse phlébite) et des élections…

Ces personnes racontent toujours des histoires abracadabrantes. Et l’on se demande si tout est vrai. Une partie l’est surement. Ils se sentent persecutés. Des complots, il y en a contre eux. Les banquiers, c’est la gauche. Pour la phlébite, il faut aller voir un podologue. Des inépties auxquelles on répond par un hochement de tête pour ne pas le contrarier dans ses croyances.

Je conclus la conversation avec le sourire. Je sais que je viens de lui donner quelque chose de rare. Du temps, de l’écoute, de la parole. C’était simple et l’impression qu’il a eu d’avoir eu une vrai conversation avec une personne le rétablissait d’une certaine manière dans la société.



2 Responses to “Désocialisation”

  1. Thor
    23/3/2004 at 16:41 #

    La ponctuation, Petite Poutre, la ponctuation !
    En effet, “quand “l’homme de main” de mon père qui est un clochard me croisa” est très différent de “quand “l’homme de main” de mon père, qui est un clochard, me croisa”.
    Dans la première version, c’est ton père le clochard. Pas dans la seconde. 😉

  2. nathan
    23/3/2004 at 16:56 #

    C’est bien, tu lis mon blog et en plus tu le corriges. C’est bon ca coco !

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