Retour précipité

Samedi matin 8h16

Le téléphone sonne. Ma mère m’annonce que mon grand-père va mal. Il a une hernie étranglée, c’est grave. J’hésite quelques secondes, je décide de rentrer. Je suis à Brest dans la famille de mon amie. Le début du week-end était fabuleux. Toute sa famille était présente, le temps était magnifique. Je dois rentrer, j’apelle Air France pour prendre le prochain vol pour Paris. Je suis prêt à payer 150 euros pour partir seul tout de suite. Mais à cause des Tarifs Couple, mon amie doit aussi payer ce prix.

J’abandonne donc cette solution. Mon amie part avec moi. Je ne voulais pas qu’elle parte, elle était si bien dans sa famille. Mais j’étais en quelque sorte obligé d’accepter. La voix de ma mère desemparée, les pronostics critiques m’y obligeaient.

A 11h, nous décollions. A 12h50, j’étais à l’hopital en banlieue est. Je suis le premier de la famille à arriver dans le service. Mon grand-père avait l’air bien. Enfin, bien pour une personne qui se réveillait de son opération. Il m’a reconnu. Il bougeait. Rien d’inquiétant. Rien de très critiques.

J’étais mal d’avoir arraché mon amie de sa famille, au vu de l’état de mon grand-père. Je le suis encore. Je lui paierai son billet pour y retourner le mois prochain. Un billet à elle. Sans contrainte à deux balles.

Aujourd’hui, j’apprends qu’il perd la boule. Il arrive pas à comprendre qu’il est à l’hopital. Il reconnait tout le monde, parle distinctement. Mais la nuit dernière il a foutu un ramdam dans sa chambre, débranchant toutes ses perfs voulant quitter l’hopital.

D’après le chirurgien, c’est l’anésthesie sur une personne agée qui provoque ce type de comportements. Ma grand-mère n’est donc pas bien de le voir dans cet état. On attends demain, esperant que les effets de l’anesthesie s’estompent et que son cerveau n’ait pas été touché.

L’année continue, les merdes s’accumulent…



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