Kassandra

Aujourd’hui Brad Pitt monte les marches pour la première fois de sa vie. Il vient présenter Troie, un film retracant la guerre de Troie pour la belle Helène. Une plongée dans un mythe.

C’est aussi ce que proposait Anne Teresa et Jolente (sa soeur si mes souvenirs sont bons) de Keersmaeker dans sa dernière création Kassandra – Speaking in twelve voices -présenté en ce moment au Théâtre de la Ville.

14 danseurs, le mythe troyen en toile de fond pour rappeler le rôle de Cassandre dans un texte écrit par Oscar van Woensel. Un beau spectacle de danse, froid mais beau. On est loin du théâtre dansé de Pina. On est dans une froideur flamande destiné à  faire passer un message dramatique.

Mais le Théâtre de la Ville avait prévenu : Attention Théâtre ! Et malheureusement, on pouvait retrouver tous les clichés du théâtre comtemporain digne du sketch d’Elie Semoun : La troupe des farfadets de Limoges !

Un bon quart de la salle est partie avant la fin de la représentation. Un problème de surtitrage ayant perturbés les francophones et agacés par cet amat de cliché une bonne partie de l’audience s’est délité au fur et à  mesure.

Imaginez 12 personnes criant à  vous crever les tympans pour représenter la tristesse suivant la mort d’Achille. Puis hop ! Plus rien ! Tout s’efface ! On passe à  autre chose après avoir fait tant souffrir vos oreilles.

On regrette que Rosas est fait ce choix, ce choix du théâtre. Anne Teresa de Keersmaeker avait éprouvé le besoin de recourrir à  la parole pour exprimer ses craintes sur le monde. Pourtant dans Once, sans aucun mot elle nous faisait passer le message…



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