Harry, le sorcier qui vous veut du bien

Harry Potter envahit les écrans de France et de Navarre. Les salles sont complètes, les entrées frisent les records. Certains disent que c’est le meilleur. D’autres le décrient. J’y suis allé hier, salle complète, clim’ trop faible, public excité. J’ai rarement vu cela. Même pour Matrix Reloaded ou Terminator 2 les gens se tenaient. Là, il y avait quelque chose d’électrique dans l’air. Une vraie excitation. Les gens parlaient des livres. Moi j’en ai lu aucun. Ca ne me dit rien ces histoires de sorcelleries. Au cinéma, c’est agréable à voir. Les adaptations sont souvent bonnes pour les non-initiés. La preuve je comprends tout. Enfin, je dois admettre que mon amie me donne des cours de Pottererie de temps en temps au fil de ses lectures.

On peut donc féliciter toute la bande, de l’auteur aux scénaristes en passant par le réalisateur. On souhaite tout de même aux acteurs un revenu indexé sur le nombre de places vendus… Mais j’ai du mal à comprendre le succès de ces livres/films au public “adulte”. Dans la salle, c’était pas des quarantenaires. Mais plutôt des 18-35 ans. Les mêmes qui ont adoré et adore encore Casimir et ses amis. Ou alors Dragon Ball pour les plus jeunes. Ce même besoin de retourner à l’enfance.

Pour moi, Harry Potter est une certaine vision poétisée de l’enfance. Le côté magie, c’est un peu les pouvoirs que l’on a toujours souhaité avoir. Le côté gamin brimé, on a tous été un jour le vilain petit canard. S’ensuit les systèmes habituels de dramatisation comme la perte des parents, la lutte pour se venger. Ce côté revanche sur et pour la vie. Tout pour accrocher le spectateur (je m’engage pas sur le terrain du lecteur, je n’en ai lu aucun).
Si on aime Harry c’est parce qu’il est si facile de s’identifier à lui. De s’imaginer à sa place. Ses réactions sont humaines. Harry en plus d’être apprenti-sorcier est humain.



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