Ma petite entreprise

J’ai des projets. Notamment celui de monter ma boîte. Je suis donc allé à la chambre de commerce, histoire de grappiller quelques informations. Une réunion d’information était proposée sur le thème de l’idée au projet. C’est gratuit donc j’y suis allé avec un ami. La chambre de Commerce se trouve dans la Bourse de Commerce, bâtiment circulaire impressionnant située rue de Viarmes dans le 1° arrondissement de Paris.

Dans le sous-sol des petites salles de réunion. J’entre donc dans la salle Louvre-Rivoli. Je m’assieds avec mon ami. Une quarantaine de personnes dans la salle. Il y a de tout. Du jeune au vieux. Un écran avec des slides Powerpoint. Avec les personnages WordArt que l’on voit dans toutes les réunions bas de gamme. L’angoisse et la tension montaient d’un cran. La nana arrive et commence son speech. Elle présente en fin de compte comment la Chambre de Commerce peut aider les personnes à monter leur projet.

A la chambre de commerce, les conseillers voient arriver plein de projets dont beaucoup se ressemblent. Ainsi, lorsque la conseillère parle d’un exemple d’entreprise, le jeune se reconnaît. Il est informaticien et veut se lancer dans un bar à vins. Une grande tendance chez les informaticiens paraît-il. A sa place j’aurai quitté la salle et abandonné. A quoi bon monter une affaire alors que 15 personnes sont sur le coup…

Dans ces réunions il y a aussi des “monsieur/madame jesaistout”. Un mec vient d’hériter d’une carrière de pierre. Il demande donc sur un ton ironique : “Mais qu’est ce c’est une carrière ?” – il demandait donc où implicitement, il allait pouvoir trouver des informations commerciales sur le marché de la pierre. A ce moment là, une black lui répond du tac au tac “Mais monsieur, une carrière c’est de là où on extrait de la pierre. Comme le marbre.” – Merci madame… Ou alors le vieux aigri qui connaît tout sur tout. Le mec qui faisait sa compta tout seul, qui émettait ses bulletins de paye à la mano… On s’en foutait de leurs témoignages. Ils n’apportaient rien d’intéressant !

En fait, cette réunion, c’était un genre de looserland, c’est dur à dire mais c’est ce que j’ai ressenti. On voyait la petite vieille qui avait du se faire licencier à 55 ans et qui se dit qu’avec son petit pécule, elle devrait monter quelque chose le temps de toucher sa retraite. C’était triste en fait. Je n’en pouvais plus, chaque remarque était pour moi une raison de partir en fou rire. La seule chose que je voulais, c’était partir. Me sauver, monter mon projet loin de ces gens. A la pause, j’ai repris ma liberté.

J’ai donc fini avec mon ami à la FNAC à rechercher un bouquin sur la création d’entreprise. J’en ai pris un avec des couleurs. Il en fallait après cette réunion…

N.B : Ce qu’il faut faire pour tirer le meilleur parti de la CCIP, c’est de faire un récap de 4 pages sur votre projet et solliciter un entretien individuel avec un conseiller. Pas la peine d’aller dans ces réunions de Créateurs Anonymes…



4 Responses to “Ma petite entreprise”

  1. jm
    18/6/2004 at 9:51 #

    si tu as besoin de conseils de marketing…

  2. Pappy Boyington
    21/6/2004 at 12:05 #

    Nathan,

    Je pense que les réseaux d’accompagnement à la création ont une approche plus concrète et plus personnalisée. Sur Paname, le réseau Entreprendre (http://www.reseau-entreprendre.org/) peut sans doute répondre à tes attentes.

    Bonne journée.

  3. nathan
    22/6/2004 at 13:44 #

    merci les gars pour votre soutien ! 🙂

  4. Françoise
    13/2/2005 at 12:18 #

    Mais les CCI organisent un des plus importants réseau d’aide aux créateurs d’entreprise (Entreprendre en France) !! C’est même sans doute le plus gros acteur en France dans ce domaine, donc on ne peut pas opposer leur vision et celle de réseaux d’appui qui seraient concrets et proches du terrain! Et puis, la réalité est là (je suis bénévole dans un de ces réseaux d’aide) : créer sa bôite est devenu la dernière chance pour beaucoup de trouver un travail, car ils n’arrivent pas à trouver un job salarié, en fait les gens “achètent” le droit de travailler en mettant leurs économies dans un projte de création, on peut trouver ça bien ou pathétique, mais c’est une réalité évidente, loin des discours triomphants de nos hommes politiques sur l’esprit d’entreprendre des Français !

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