Pina sur les rives du Bosphore

Pina était hier soir à Paris. Elle présentait Nefés.

Voir Pina fait du bien, ses créations font parties des éléments qui nous rassurent. Chaque année quelque chose de différent mais avec la même troupe. Ainsi, il faisait bon retrouver Nazareth Panadero, Fabien Prioville, Melanie Maurin, Kenji Takagi, Ditta Miranda Jasjfi, Pascal Merighi et d’autres. Surtout après “Pour les enfants d’hier, d’aujourd’hui et de demain”, pièce Ô combien magique et universelle. Normal c’était de l’enfance dont on parlait.

Nefés, c’est une vision d’Istanbul. On est dans le noir, le dénuement total, l’eau sombre du bosphore est omniprésente. Les tableaux et les solos s’enchainent. Les couples se forment, se déforment pour enfin se reformer. Les femmes jouent avec les hommes et vice-versa. Une fraîcheur orientale à son paroxisme lors du solo de Shantala Shivalingappa (je n’aurai jamais pensé que des jeux de mains et de doigts pouvaient être aussi impresionnant).

La seconde partie s’emballe un peu, les vidéos de Peter Pabst ne donne pas l’effet escompté, les solos omniprésents sont beaux mais leur longueur nous fait décrocher. Le théatre dansé de Pina s’éloignait et des tableaux comme celui du souk sombrait carrément dans le cliché. Reste que le tableau final était encore une fois magique. Les hommes avancaient dans une danse en “crabe” faisant face aux femmes qui répliquaient dans un enchainement langoureux.

La critique avait descendu Agua. On se demande pourquoi comparé à Nefés… Enfin. Pour sa prochainé création Pina s’est envolé au Japon avec la troupe “originale” (Dominique Mercy, Helena Pikon, Julie Anne Stanzak). Vivement le mois de mai prochain !



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