Ballets C. de la B. / Opéra Garnier

E/B/T/B est devenu un support pédagogique ! Je suis moi même surpris de cette décision de l’académie de Montpellier. Les photos de Jochen Viehoff que j’ai regroupé ont tappé dans l’oeil du professeur. Profitons de cela pour parler un peu de danse. Ces dernières semaines, j’ai pu voir les dernières productions des Ballets C. de la B.

La première était 1-2-3 Propositions , un florilège de mise en scène de courte durée. 5 projets très différents des uns des autres, chorégraphiés par les danseurs eux même. Un opening très spécial, un travesti américain qui tente d’analyser son être et la société américaine et ses travers consuméristes, une famille oedipienne très spéciale et une vision franche et crue de l’amitié entre 2 hommes et une femme. Ces quatres créations était bonne, certaines vraiment déconcertantes mais pas étonnant vu la compagnie…
J’attendais beaucoup d’Erna Omarsdottir et de Damien Jalet. Je les avais adoré dans Foi. Mais leur film sur le corps humain jetable ne m’a pas vraiment convaincu. J’avais l’impression de me retrouver devant un mauvais film de Chris Cunningham. Certains plans étaient superbes mais le rythme imposé était malheureusement bien trop lent.

Mais la soirée valait vraiment le coup, on a pu découvrir ce que les danseurs avaient à l’esprit et je n’ai pas été déçu. Après 1-2-3, on le sait, Les Ballets C. de la B. n’ont vraiment pas de bile à se faire.

Dimanche aprem’, c’était au tour de Wolf d’être présenté à l’Opéra. Mozart par Platel et ses danseurs. Un moment riche en émotions. L’arrivée sur scène d’une meute de chien dans ce décor de centre commercial (je vous rapelle que l’on est à l’ONP) était impressionnante. La peur, la joie, la tristesse, la beauté bref toute une palette de sentiments ressortait de Wolf.

Je tenais à saluer la prestation de Juliana Neves féérique, Lisi Estaras si bonne comédienne, Samuel Lefeuvre : la normandie avait besoin de danseur comme lui et quant aux trois cantatrices, magnifico !

Comme d’hab’ les culs-coincés de l’Opéra ont hués Platel et les danseurs. On commence à être habitué à ce genre de réactions à Garnier. On a jamais obligé les spectateurs “tradi” qui adorent les tutus à venir voir du contemporain… De toutes façons, j’aime pas l’Opéra Garnier pour le comtemporain, la majorité des spectateurs y vont sappé Gucci, YSL & Cie pour se montrer. Et le peu de gens intéressé par le spectacle sont reconnaissables à leur tenues décontractées…

Puis à 46 euros la place, on est mal assis, les chaises font mal au dos au bout d’une heure. Chez Criticaldance.com, quand je parle de cela, on me censure en estimant que je porte préjudice à un certain public qui pourrait se reconnaitre dans mes propos. Fuck Off !



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