Pina derrière moi

ten1.jpgComme chaque année, Pina et le TanzTheater de Wuppertal ont élu domicile au Théâtre de la Ville. Un peu plus tôt que d’habitude en ce mois de mai assez frigorifique.

Pina était donc derrière moi, prenant des notes avec son staff. Dominique Mercy était devant moi, à demander à mon voisin du dessous s’il savait ronfler, avec en arrière plan une queue de baleine. Une mise en scène très sombre, abyssale pour certains. Enfin, les mauvaises langues diront que ce passage pouvait résumer la première partie. Plus lente et moins aboutie que la seconde. Et encore…

Ten Chi est un condensé de voyage, le troisième que j’ai la chance de voir. On a donc le droit de découvrir le Japon où les clichés faciles sont écumés et où les relations d’amour et de mort, thèmes chers à Pina Bausch, sont passés au cribles.

Des scènes à couper le souffle comme la prestation d’Helena Pikon rescusité par un coup d’éventail par Kenji Tagadi. Ou ce cours mais si beau tableau où Dominique Mercy et sa fille se porteront. Des scènes très  fortes et des scènes plus légères ou le savant dosage de Pina.ten3.jpg

Les solos ont pu montrer comme toujours la diversité de la troupe, une Ditta Miranda Jasfi si frâiche, un Dominique Mercy poignant, une Helena Pikon désarçonnante, une Julie-Ann Stanzak toujours aussi femme fatale et une Nazareth Panadero toujours aussi drôle.

Comme d’habitude, on va devoir attendre un an avant sa prochaine création dont la première aura lieu à Séoul d’ici quelques jours. Pina Bausch, Woody Allen même combat ? 

 

Les photos sont de Laurent Pailler



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