Pipelines – Etgar Keret

J’avais acheté ce livre il y a quelques temps. Je pense que c’était quelques semaines après le salon du livre où le pays invité était Israël. Les libraires avaient pour l’occasion commandés quelques oeuvres israéliennes. On avait à cet époque vu sur leurs étals du Etgar Keret pour sa Crise d’Asthme, du Benny Barbash pour son My First Sony ou du Ron Leschem avec Beaufort (dont le film basé sur le livre avait été sélectionné aux Oscars 08) .

Ce livre de Keret est un recueil de nouvelles appelé Pipelines paru en 1992 et qui a fait découvrir le talent de cet auteur au plus grand nombre. J’ai commencé à le lire le mois dernier dans un avion et pour la deuxième fois de ma vie, je voulais que le voyage dure plus longtemps (la première fois étant pour La Méthode Schopenhauer d’Irvin Yalom). Je fus assez surpris par la plume de Keret. Je m’attendais à un romancier israélien traditionnel et je suis tombé sur un styliste. Un styliste qui aime jouer avec le décalé, l’étrange, la poésie et le surréel et qui a réussi en quelques nouvelles à m’aspirer dans son univers.

Trois nouvelles m’ont touché plus que d’autres :

– Pour 19,99 shekels seulement. On retrouve ici les bons vieux ressorts de l’humour juif. Une nouvelle légère mais intrigante sur un jeune homme qui achète des livres qui lui donnent accès à des savoirs très utiles mais qui vont se retourner contre lui.

– La mort des premiers nés. Celle-ci nous met dans la peau d’une famille égyptienne touché par les dix plaies infligés par le dieu des hébreux. Ce texte de quelques pages m’a fait beaucoup penser à quelques égards avec Valse avec Bachir. Ou comment le juif persécuté à travers l’histoire se voit muer en bourreau pour sa survie.

– Plastique. Elle parle de la formation d’un soldat et de son suicide. Keret va dans ce texte effectuer une transposition assez réussie.

Je n’en dis pas plus… Et je vous invite à découvrir ce recueil



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